Deutsche Gesellschaft
für phänomenologische Forschung

Zeitschrift | Band | Artikel

165198

Le jeune Schiller face au matérialisme français

Roland Krebs

pp. 25-42

Abstrakt

Confronté précocement à la pensée matérialiste, Schiller resta cependant attaché à ses conceptions spiritualistes. Certaines œuvres cependant qui décrivent la crise que peut provoquer une « hardie attaque » du matérialisme sur un jeune esprit non préparé (Les Lettres philosophiques, Le Visionnaire) témoignent sans aucun doute de la propre inquiétude de Schiller. Par ailleurs, la version radicalisée et criminalisée de la pensée matérialiste défendue par un Franz Moor peut être considérée comme une réaction de défense de l’auteur. Mais même chez les héros idéalistes se manifeste un « égoïsme » (l’envers de la sympathie universelle) aux conséquences tragiques. Schiller ne trouvera de rempart solide contre le matérialisme que dans la philosophie morale de Kant, dont il rejettera cependant le rigorisme pour faire sa place à la sensibilité : c’est l’esthétique qui offrira la possibilité d’une synthèse.

Publication details

Published in:

(2004) Friedrich Schiller. La modernité d'un classique. Revue germanique internationale - ancienne série 22.

Seiten: 25-42

DOI: 10.4000/rgi.1021

Referenz:

Krebs Roland (2004) „Le jeune Schiller face au matérialisme français“. Revue germanique internationale - ancienne série 22, 25–42.